Diminuer ses consommations d’énergies est souvent gage d’économies financières. Une réflexion aujourd’hui partagée par de plus en plus de communes qui n’hésitent pas à prendre des mesures concrètes pour consommer moins d’électricité.
Privilégier des ampoules basse consommation, gérer le réseau de lampadaires par ordinateur, préférer des leds pour le fonctionnement des feux tricolores : les villes rivalisent d’idées pour consommer moins d’électricité.
Une autre mesure, elle, plus radicale, est actuellement testée à Dieudonne dans le département de l’Oise, ville de 850 habitants. Actuellement en phase d’expérimentation, elle consiste en la suppression de l’éclairage public de minuit à 5 heures du matin.
Dans quel contexte la commune a-t-elle été amenée à prendre cette décision ? Après s’être interrogé sur la réelle nécessité de prévoir des guirlandes lumineuses à l’approche de Noël, l’équipe municipale a ouvert le même débat sur la question de l’éclairage public : « La nuit, il y a très peu de déplacements dans le village. On s’est dit qu’il était inutile d’éclairer. Cela permet de faire des économies. Et, en plus, c’est un geste pour la planète. »
L’interruption de l’éclairage public la nuit testée pendant deux mois
Après avoir lancé une concertation auprès des habitants en mai dernier via la diffusion d’un questionnaire, le conseil municipal a tranché en décidant à l’unanimité de tenter l’expérience pendant deux mois.
Certains administrés réticents au projet pour des raisons de sécurité ont formulé diverses propositions que le maire souhaite également étudier : « Ils proposent par exemple d’allumer seulement un lampadaire sur deux, ou d’installer des détecteurs de mouvement. Ça demande un certain budget, mais ces propositions vont être étudiées. »
Engagée le 15 octobre, cette phase de test s’achèvera le 15 décembre. L’équipe municipale décidera à ce moment là de réitérer ou non l’opération. Après 3 semaines de mise en place, l’expérience semble bien acceptée par la population : aucun retour négatif n’est pour l’instant à déplorer selon le maire de Dieudonne.
Source : www.leparisien.fr, novembre 2011.


