Le 11 mars dernier, un séisme et un tsunami ont provoqué un accident nucléaire à la centrale de Fukushima Daiichi, ce qui a automatiquement entrainé l’arrêt des réacteurs. Les japonais doivent désormais réduire leur consommation d’électricité pour palier au manque d’énergie à disposition.
Depuis le tsunami et la catastrophe survenue à la centrale nucléaire de Fukushima en mars, les habitants de Tokyo et de la région du nord-est ont reçus des consignes pour réduire leur consommation électrique d’au moins 15%.
Les escalators ne fonctionnent plus, les lumières restent éteintes, la circulation des trains s’est restreinte, la température de l’air conditionné a été partout relevée à 28°C : ces mesures ont pour objectif commun de permettre au pays de réaliser des économies d’énergie. L’utilisation de la climatisation est devenue un luxe. A cette période de l’année où il fait très chaud au Japon, les employés et les familles sont appelées à réduire l’usage de l’air conditionné.
Les plages de travail des employés ont également été réorganisées. Dans les immeubles de bureau, les employés se déplacent tôt le matin lorsque les températures sont encore fraîches. Des administrations incitent leurs salariés à prendre des congés d’été ou suppriment provisoirement les heures supplémentaires. Les usines d’automobiles restent fermées les jeudis et vendredis et reprennent la production le week-end, lorsque la tension sur le réseau est moins importante.
Des dispositions qui n’annulent pas le risque de panne sur le réseau électrique
Grâce à ces diverses dispositions, les compagnies d’électricité espèrent empêcher des coupures de courant localisées ou, pire, un arrêt généralisé de l’alimentation. Le risque de black-out n’est pour autant pas écarté à 100%. Pour y faire face, Tepco, la compagnie qui exploite la centrale de Fukushima Daiichi, a commandé en urgence des turbines à gaz et envisage d’acheter du courant aux usines voisines équipées de groupes électrogènes. La situation devrait néanmoins se tendre à partir d’août, lorsque deux réacteurs supplémentaires devront être arrêtés pour être vérifiés et entretenus
A côté de cela, les autorités de l’ouest et du sud du pays hésitent à se positionner favorablement pour le redémarrage des réacteurs des usines aujourd’hui stoppés. Seuls 19 réacteurs sur 54 fonctionnent alors que l’énergie nucléaire fournissait jusqu’à présent 30% de l’énergie totale au pays.
avant le 11 mars. Alors que l’avenir du nucléaire est incertain, le Premier ministre Naoto Kan prépare une loi sur les énergies renouvelables.
Source : Maxisciences, juillet 2011.


