Une étude du Pew Institute met en lumière le contexte paradoxal du secteur des énergies nouvelles renouvelables. En effet, malgré la crise que traversent les constructeurs européens d’éoliennes et centrales photovoltaïques, le secteur mondial des ENR est florissant.
Première information que ce rapport annuel nous apprend sur l’économie des énergies vertes : le coût des investissements dans les ENR a augmenté de 6,5% en 2011, ce qui équivaut à 7 fois plus qu’en 2004.
Au total, ce sont 83,5 GW de compétences nouvelles qui ont été créées en 2011, dont 29,7 GW de photovoltaïque et 43 GW d’éolien. Pour faire un parallèle, la capacité photovoltaïque mondiale atteignait à peine 30 GW en 2009.
L’Europe reste le continent phare des partisans des énergies renouvelables. Parmi les référents du plan climat-énergie européen adopté par l’Union Européenne, on trouve l’Allemagne (30,6 milliards de dollars) et l’Italie (28 milliards de dollars), qui, à elles seules, ont acheté la moitié des panneaux solaires vendus l’an dernier au niveau mondial.
L’Asie est le deuxième continent à investir dans les ENR avec 75 milliards de dollars engagés. Un investissement qui progresse de 10% en un an grâce notamment à la vigueur des marchés indiens, japonais et indonésien.
En Amérique du Nord et du Sud, les entreprises ont prévu une enveloppe de 63,1 milliards de dollars. Aidés par les subventions de l’Etat, les investissements des compagnies américaines ont haussé de 42% d’une année sur l’autre. Le Brésil a lui augmenté ses engagements en faveur des énergies propres de 15% en 2011.
Enfin, le Pew Institute estime que la France fait des efforts notables. L’an dernier, 5 milliards de dollars (3,8 milliards d’euros) ont été engagés dans le secteur. Environ 80 % de ce montant a été consacré à l’énergie solaire photovoltaïque.
Source : www.journaldelenvironnement.net – avril 2012.








Des scientifiques américains ont mis en évidence que les panneaux solaires pourraient être plus efficients dans des zones froides en altitude que dans les déserts ensoleillés d’Afrique. Une autre équipe de chercheurs a quant à elle remarqué que l’Himalaya et les Andes faisaient partie des régions de la planète les plus réceptives en énergie solaire. En effet, à haute altitude, on enregistre moins de pertes d’énergie solaire au travers de l’atmosphère. De plus, les capteurs photovoltaïques sont plus performants à basse température, tandis qu’à 40°C, environ 13 % de l’énergie est perdue sous forme de chaleur.
